Chansons de la semaine est notre chronique récurrente qui met en lumière les meilleurs nouveaux morceaux des sept derniers jours. Dans cette édition, nous crions de nouveaux morceaux de Snail Mail, White Reaper, Lava La Rue, Baby Keem et plus encore.
Alemeda — « Record battu »
Après la sortie en novembre de son EP acclamé par la critique Mais qu’est-ce que je saisAlemeda est de retour avec « Broken Record », la première nouvelle musique signée Top Dawg Entertainment en 2026. Se délectant de sonorités garage-punk floues, le morceau voit Alemeda déconstruire l’amour et la romance creuse. Alors que la guitare électrisante fait avancer la chanson, Alemeda fait ressembler sa déception envers son partenaire à une célébration – mais une demande de responsabilité reste carrément présente. « Pourquoi m’aimes-tu seulement quand je pars ?/Attends que je disparaisse pour dire des choses que je veux entendre », chantonne-t-elle avec curiosité sur un paysage sonore entraînant. — Kiana Fitzgerald
Alan Sparhawk — « JCMF »
« JCMF » est un exorcisme de la frustration. L’un des deux nouveaux singles solo d’Alan Sparhawk de Low, la mélodie est lente et présente des sons saturés, des tambours qui claquent et rien de plus qu’une phrase poignante et exaspérée : « Quand Jésus reviendra, vous tous, enfoirés, allez payer. Bien que différente dans la forme et l’intention, l’expérience d’écoute du morceau est quelque peu similaire à celle de « Prayer to God » de Shellac, car la concision et la puissance de la rage conduisent à une catharsis sublime et bien méritée. — Jonas Krueger
Baby Keem — « Bons flirts »
Baby Keem et Kendrick Lamar, sans doute les cousins les plus célèbres du hip-hop contemporain, ont de nouveau uni leurs forces sur « Good Flirts », le morceau discret du nouvel album de Keem. Ca$ino. En plus de réunir les membres de la famille, le morceau met également en vedette Momo Boyd, égérie des médias sociaux et membre du groupe familial de soft-rock Infinity Song. Ensemble, Keem, Boyd et Lamar échangent des couplets et des refrains sur l’amour perdu et retrouvé, et toutes les actions intermédiaires. « Pour être honnête, les négros aiment aussi l’amour/Merde, je bavarde avec ma chienne comme si j’étais un Young Thug aussi », crache Lamar dans son propre couplet, rappelant les fuites d’appels à la prison de Young Thug qui ont plongé le monde du hip-hop dans une chute libre fin 2025. – K.Fitzgerald
The Bug Club — « Regarder l’Omnibus »
Les rockers indépendants gallois The Bug Club sont de retour avec l’annonce de leur nouvel album, Chaque musclequi devrait sortir le 29 mai via Sub Pop. Le rauque et énergique « Watching the Omnibus » arrive comme premier single – et il est très rock. D’une durée de seulement 79 secondes, la chanson ne perd pas de temps à se lancer dans ses accords de guitare déformés, ses lignes vocales saturées et son refrain chanté titulaire. Cela démarre, botte le cul, puis donne un coup de pied aux rochers – une petite offre parfaite de punk indie. — J. Krueger
Cola – « Hedgesitting »
Avez-vous déjà entendu un son de guitare si cool et si évocateur que vous avez juste envie de vivre à l’intérieur de l’instrument ? C’est le cas de « Hedgesitting », le dernier morceau du rocker indépendant Cola. Les guitares – et d’une certaine manière, la voix de Tim Darcy – rappellent certainement des groupes comme The Cure et Cocteau Twins, faisant la différence entre un post-punk noueux et une dream pop et un shoegaze espacés. La chanson elle-même est vibrante et émouvante, le genre de morceau qui récompense les écoutes répétées et procure une sorte de satisfaction presque étrange. — Paolo Raguse
Lava La Rue — « Rayures »
L’ancien CoSign Lava La Rue a prouvé qu’aucun genre ne leur est interdit, et la nouvelle chanson « Scratches » les montre dans un style indie rock plus simple. Le riff central de la chanson est un ver d’oreille en soi, mais La Rue monte la barre en ajoutant un peu de drame post-punk à sa prestation vocale et en gardant une couche brumeuse de distance nageant autour du mix. Puis ils arrivent pour le refrain final avec un solo de guitare cartes sur table et un dernier refrain anthémique. C’est un beau retour d’un artiste qui n’a aucun mal à se réinventer. — P. Raguse